EVANS OTIELI — Membre de l’équipe de coordination du Chapitre Laudato Si’ du Kenya

Au cours de la septième Assemblée des Nations Unies pour l’environnement (UNEA-7), des acteurs religieux de toute l’Afrique se sont réunis dans un but commun : veiller à ce que les perspectives morales, éthiques et axées sur la justice soient fermement présentes dans les discussions mondiales sur l’environnement. Le secrétariat africain du Mouvement Laudato Si’ (MLS) a joué un rôle actif tout au long de l’Assemblée en réunissant, soutenant et amplifiant les voix des croyants, réaffirmant l’engagement de l’Église à prendre soin de notre maison commune et à être solidaire des communautés les plus touchées par la crise climatique.

L’un des moments clés de cet engagement a été un petit-déjeuner de travail organisé dans le but de permettre aux groupes religieux africains et aux acteurs de la société civile de se rencontrer, de réfléchir et de s’accorder sur des priorités communes avant les sessions officielles de l’UNEA. Cette rencontre a permis d’établir des relations et une coordination fructueuses, créant ainsi un espace de réflexion collective sur la manière dont les communautés religieuses peuvent contribuer plus efficacement aux processus de gouvernance environnementale. Elle a renforcé l’importance de présenter une voix religieuse africaine unie dans les espaces décisionnels mondiaux, en particulier à un moment où le continent continue de subir de plein fouet les dommages environnementaux.

Au-delà de la création d’espaces de rencontre, le Mouvement Laudato Si’ a également contribué de manière substantielle aux discussions techniques et politiques lors de l’UNEA-7. J’ai participé, dans le cadre du Mouvement Laudato Si’, au soutien des positions de la société civile et des gouvernements africains qui s’opposent fermement aux technologies de géo-ingénierie solaire et de gestion du rayonnement solaire (SRM). Cet engagement visait principalement à mettre en évidence les risques environnementaux, éthiques et géopolitiques graves associés à la SRM, notamment son potentiel à retarder les réductions d’émissions urgentes, à perturber les écosystèmes fragiles et à compromettre la souveraineté africaine.

L’intervention appelait à la conclusion d’un accord international de non-utilisation visant à interdire le déploiement, l’expérimentation et la commercialisation des technologies de SRM. Cette position reflète le leadership africain fondé sur la justice climatique, la protection des ressources naturelles et une résistance ferme aux « solutions » technologiques qui risquent d’aggraver les inégalités mondiales ou de déclencher de nouvelles crises écologiques et géopolitiques. Comme souligné dans ces discussions, l’Afrique ne doit pas devenir un terrain d’essai pour des technologies non éprouvées et potentiellement dangereuses, motivées par des intérêts extérieurs.

Dans l’ensemble, ces engagements pris lors de l’UNEA-7 soulignent le rôle croissant et de plus en plus influent des groupes confessionnels africains dans l’élaboration du discours environnemental. Grâce à la création d’espaces de rencontre, à la promotion de politiques et à leur témoignage moral, le Mouvement Laudato Si’ et ses partenaires continuent d’affirmer que les réponses à la crise environnementale doivent être fondées sur la justice, la prudence et un profond respect tant pour les personnes que pour la planète. La voix collective des confessions africaines reste un appel clair et urgent à protéger notre environnement et à préserver l’avenir des générations futures.

Pour plus d’informations, vous pouvez contacter le secrétariat du MLS Afrique à l’adresse suivante : [email protected].